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DE
LA TREMBLADE / RONCE-LES-BAINS

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 LE QUARTIER HISTORIQUE DE LA TREMBLADE

La Tremblade s'est développée grâce aux activités majeures que furent l'aménagement des marais salants, leur exploitation et les activités maritimes. D'après A. Letélié, la période entre le XIIème et le XVème siècle fut prospère mais l'impôt sur le sel, la réforme, l'invasion des sables et les guerres de religions freinèrent l'essor de La Tremblade.

 

Des marins, des pêcheurs, des journaliers

D'après Guy Binot dans Histoire de Royan et de la presqu'île d'Arvert « vers 1730, à La Tremblade, on construit des navires de 400 à 500 tonneaux utilisés pour la pêche à la morue de Terre-Neuve pour la traite des esclaves de la côte de Guinée et le commerce de Saint Domingue. »Michel Chaigne dans « Il était une fois La Tremblade » nous précise que « Louis XIV eut besoin de marins expérimentés et vint chercher les plus habiles et les plus braves capitaines de la marine marchande. » Mais la pêche était l'activté principale des marins : pêche de la sèche en Seudre (fabrication de la colle), des anguilles, de la raie et de la sardine.

 

Des sauniers

« Le saunier naissait presque dans le marais, essayait ses premiers pas sur les bosses, pendant que le père en bêchait le sol, courbée sur son aiscée*, que la mère nettoyait le jas ou surveillait les vêtes*... Des centaines d'habitants se livraient aux jours d'été à l'industrie salicole au temps où elle était sans jamais se plaindre, sans désir d'un meilleur sort, sans regret parce qu'ils se sentaient libres... »

 

D'après Paul Dyvorne dans Royan et la presqu'île d'Arvert.

* Une aiscée : une bêche;

* Une vête : une petite digue ou levée qui sépare les champs des marais salants.

 

Marins, pêcheurs, sauniers, qui vivaient modestement, avaient regroupé leur habitat formant ainsi des quartiers types que l'on retrouve au sein des îles et des villages côtiers. A La Tremblade, ce quartier est situé entre la rue de La Seudre (ancienne rue des Coets ou de Marennes), la rue du Maréchal Foch reliés entre par la rue des Martelles (devenue la rue des Maltaises), la rue de la Verrerie et le Chenal de l'Atelier.

                 

Les habitants du littoral s'organisent de façon très groupée sur les lieux de vie. Les rues aux alignements continus de maisonnettes basses ont des tracés parfois étroits et sinueux. Ces maisons, quelquefois sans jardin ni dépendance, sont souvent accolées par leur pignon et ont un simple rez-de-chaussée ; lorsque le terrain le permet, un étroit jardinet derrière la maison abrite de minuscules dépendances. Ces petites constructions extrêment simples sont très basses et souvent sans grenier. Quelques unes ont été remaniées au début du XXème siècle et peuvent présenter un étage et des détails décoratifs (corniches, bandeaux...) Mais les façades sont restées simples et en alignement avec les autres maisons si bien que l'ensemble conserve une grande unité. Afin de découvrir ce quartier, vous pouvez vous procurer le guide pratique de la ville à l'office de tourisme. Deux circuits vous sont conseillés afin de découvrir ce quartier typique et pittoresque aux mois de mai, juin et juillet lorsque les roses trémières et les plantes indigènes sont en pleine floraison.



LA SEUDRE

La Seudre est un fleuve côtier (le plus petit de France). Ruisseau insignifiant après sa source, la Seudre se termine par un magnifique estuaire. Elle naît au sud-ouest de Saint Genis, près de Virollet, et disparaît entièrement en été sur un espace de 2 à 3 kms. Jusqu'à Saujon, ce n'est qu'un maigre filet d'eau. Au port de Ribérou, dans Saujon, le pont à écluses (« pont des eaux contraires ») marque la séparation des eaux : douces vers l'amont, saumâtre dans le port et dans le chenal vers l'Eguille et l'estuaire. Ainsi l'influence des marées s'exerce jusqu'au port de Ribérou.

 

The Seudre rejoint le pertuis de Maumusson, au nord de la Presqu'île d'Arvert, entre les villes de Marennes à l'est et La Tremblade à l'ouest. L'estuaire de La Seudre est bordé de marais et d'anciens marais salants, où sont installées les claires qui permettent l'affinage des huîtres, en ostréiculture. L'estuaire de la Seudre est, avec l'Ile d'Oléron, le lieu de l'appellation des huîtres Marennes – Oléron.

 

PORT DE PECHE, PORT OSTREICOLE

PORT DE PECHE

On trouve une flotte d'une quinzaine de bateaux sur la commune. Dans les filets des pêcheurs trembladais on trouve de la seiche, sole, maigre, bar, anguille, rouget, merlan, mulet...

 

PORT OSTREICOLE

Le chenal de la Grève, long de deux kilomètres, est bordé de part et d'autre des cabanes si typiques des ostréiculteurs. Dans ces établissements, on prépare l'huître de Marennes-Oléron : trois à quatre ans de travail pour amener une huître à maturité : captage des petites huîtres en Seudre, élevage dans les parcs en mer, affinage en claire, un parcours long et rythmé par les marées. On recense 106 entreprises ostréicoles sur la commune, ce qui fait de La Tremblade, le plus important port ostréicole du bassin de Marennes Oléron.

 

 

 


A LA DECOUVERTE DE RONCE LES BAINS

Dès la première moitié du 19ème siècle, le séjour estival se développa par l'attrait des bains de mer et de leurs bienfaits. En 1860, cette vogue des bains de mer donna l'idée à M. Perraudeau de Beaufief de créer une station balnéaire à l'intérieur du grand massif des dunes. En 1892, Ronce comptait 40 chalets, en 1921 une soixantaine. Ce sont de grandes demeures ou de petits chalets qui présentent un style bien particulier (gothique, basque, anglo-normande) et s'inspirent de courants artistiques en vogue (art nouveau). Elles recherchent avant tout la complexité mais aussi l'originalité, aucune d'entre elles ne se ressemblent. Les façades s'ornent de matériaux divers et variés (pierres, briques, bois sculptés, mosaïque...). Chacune de ces villas porte un nom inscrit sur la façade : un prénom féminin Laetitia, Gabrielle...ou un lieu de rêves, d'évasion l'Oasis, l'Hermitage, le Rêve.....

 

Recherches effectuées à l'occasion de "Ronce Les Bains fête ses 150 ans" manifestation du 19 au 24 juillet 2010

 

 

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